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Projet LiGNE14 – INTERLiGNES#2


Résidence en partenariat avec le théâtre des doms Novembre 2017. Cette résidence se développe entre deux lieux : le Théâtre des doms et L’Entrepôt.

Il y a l’avenir qui se fait et l’avenir qu’on fait. L’avenir réel se compose des deux.
Alain – Propos sur le bonheur

iNTERLiGNES # 2 permet de mettre en lumière un point d’étape dans les différentes recherches qui auront émergées au fil du temps. Lectures, performances, dispositifs sonores, expositions, conférences, toutes ces formes seront convoquées pour témoigner de cette halte du Projet LiGNE 14 au théâtre des Doms.

Avec le soutien du Commissariat général à l’égalité des territoires, de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, du Fonds de Coopération de la Jeunesse et de l’Education Populaire, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles PACA, du Conseil Régional PACA, du Conseil Départemental de Vaucluse, de la Communauté d’Agglomération Grand Avignon, de la Caisse d’Allocations Familiales de Vaucluse Ville d’Avignon, des établissements hospitaliers Henri Duffaut, de la Fondation Abbé Pierre.

Présentation du projet LiGNE14 et des Artistes associés
l’Entrepôt

de gauche à droite: Mardjane Chemirani, Josef Amerveil, Oceane Roche, Cynthia Geisseler, Alain Leonesi, Simon Raket, Michèle Addala, Cheikh Sall, Pascal Billon, Silvia Cimino, Alain Ubaldi. En coulisses, Ana Abril, Nabil Hemaizia

Exposition à l’entrepôt: Le MAGASIN PITTORESQUE d’alain LEONESI


Les Carnets d’OCEANE

Réalisés par Océane Roche pendant les ateliers et les rencontres, ses croquis sont feuilletables à l’Entrepôt.

 

THEATRE DES DOMS

Sortie de résidence à base de petites formes théâtrales, danses, slam, chants, textes d’auteur, musiques originales, croquis et paroles d’habitants sur l’avenir.

L’ENTREPOT : Petites formes

Qui, Que, Quoi, Où, Quand
de Ana Abril, et Mardjane Chemirani.
Intervenante enfants :
Jocelyne Declercq

 

Le Pays de Rien
de Ana Abril et Nabil Hemaizia
Intervenante enfants :Jocelyne Declercq

Grand Chœur 14 ( titre provisoire)
de Silvia Cimino

Images: Christian Milord

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Projet LiGNE 14

 

… un processus de création au long cours

DE l’AVENIR / A VENIR

Le projet LiGNE 14 prend sa source en 2015 avec le développement d’ateliers de parole et d’écriture autour du thème : La Mémoire et l’Avenir. Ils donnent naissance à une mise en scène de Michèle Addala, Encore heureux qu’on s’en va vers l’été.

Les thèmes de La Mémoire et de l’avenir sont apparus comme une formule magique qui déliait toutes les langues, libérait témoignages et interrogations. Parce qu’ils concernent tout un chacun, ces thèmes ils sont apparus comme un fil essentiel et fédérateur qu’il s’agissait de dérouler plus loin. Nous décidons donc de poursuivre cette recherche en mettant en partage entre artistes et habitants de la cité la question d’un trouble autour de L’AVENIR / A VENIR.

Nous souhaitons faire résonner cette interrogation dans ses dimensions intimes et collectives. Les entrelacements possibles des différents aspects : personnels, collectifs, émotionnels et sensibles, philosophiques, scientifiques, sociaux, urbains et politiques, apparaissent riches et féconds. C’est pourquoi nous choisissons d’inscrire notre projet sur le tracé périurbain de la ligne d’autobus 14.

Prévoyant de s’étendre jusqu’en 2018, LiGNE 14 se déploie autour de nouveaux modes d’expression et de pratiques artistiques, en mettant en œuvre des rencontres, des actions culturelles, des expérimentations avec des Avignonnais de tous âges, de tous horizons, artistes professionnels et amateurs joueront ensemble à faire BOUGER LES LiGNES.

L’ensemble de ces actions trouvera son point d’orgue au printemps 2018. Le nouveau spectacle, mis en scène par Michèle Addala, avec la complicité de nombreux artistes, mêlera amateurs et professionnels et témoignera d’une traversée humaine et collective. Elle se fera l’écho du trajet parcouru autour de l’Avenir sur le chemin de la LiGNE 14.

 


Ligne 14 une ligne d’autobus du grand Avignon

La ligne 14 relie la Courtine au Pontet. Elle est l’une des deux seules à traverser Avignon sans passer par le centre historique. Elle traverse la mosaïque de l’extra muros avignonnais où se juxtaposent zones agricoles et commerciales, pavillons individuels, immeubles collectifs et territoires visés par les programmes nationaux de Rénovation Urbaine. Cet extra-muros avignonnais présente un paysage issu de l’urbanisation anarchique des années cinquante.

Suivant le tracé de cette ligne, Le projet LiGNE 14 parcourt les quartiers prioritaires sud en pleine mutation urbaine. Il met donc également en partage les questions du cadre de vie, de l’histoire et du devenir de ces quartiers. La ligne 14 se présente comme un indicateur des cloisonnements géographiques de la ville et d’une relativement faible porosité entre les différents secteurs. Elle semble mettre en lumière le manque de fluidité entre les quartiers périphériques du Grand Avignon, ainsi que les cloisonnements liés à l’organisation urbaine de nos villes. Aussi, les réalités urbanistiques et humaines que traverse cette ligne la font apparaître comme emblématique et porteuse de nombreuses interrogations, craintes et espoirs partagés par nos sociétés. Ce diagnostic interroge l’avenir :

  • Comment transformer des vécus quotidiens, des histoires individuelles, des ressentis antagonistes, en récits collectifs, en œuvres visibles par le plus grand nombre ?

  • Comment favoriser la mixité sociale et culturelle de la ville ?

  • Comment encourager la mobilité des citoyens ?
  • Comment la culture, l’art peuvent-ils fédérer autour de valeurs communes des communautés qui semblent de plus en plus se replier sur elles-mêmes ?

LiGNE 14
fait le pari d’une culture humaniste et commune.

A l’heure de l’immédiateté, de l’évènementiel, LiGNE 14 fait aussi le pari
de s’inscrire dans un travail de fond et de long terme.
Et, puisque nous n’avons peur que de l’inconnu,
il s’agit, d’un côté comme de l’autre,
d’aller à la découverte de territoires et de gens nouveaux.

 


Notices bios des artistes associés au projet LiGNE 14

 

Michèle ADDALA – Metteure en scène
Fondatrice en 1985 de la Compagnie Mises en Scène et directrice artistique, elle mène un travail théâtral en lien avec le territoire et ses habitants. Son esthétique frotte des écritures fictionnelles et des paroles du réel, joue de la transparence entre l’acteur et le personnage et puise dans l’écriture du plateau. En 2002, elle investit L’Entrepôt. Ce “dispositif culturel de proximité”, lieu de travail et de représentations, de croisements des publics et des pratiques, lui permet d’approfondir son aventure artistique, de resserrer les liens avec la population ainsi qu’avec divers partenaires. Ces créations mêlent artistes professionnels et amateurs. Elle travaille régulièrement en complicité avec des auteurs contemporains: Ahmed Kalouaz, Jean Cagnard, Valérie Rouzaud, etc. Sa dernière création La Parabole des papillons, est une commande du Festival d’Avignon pour sa 67è édition.

Ana ABRIL – Comédienne
Après avoir obtenu un diplôme au Conservatoire d’art dramatique de Valladolid en Espagne, elle part à Londres travailler avec la Compagnie Test Département. En parallèle elle suit des cours d’improvisation au City Lit. Arrivée à Avignon en 1992, elle rencontre la Cie Fraction dirigée par Jean-François Matignon avec lequel, elle travaille pendant 10 ans. Elle joue sous la direction d’Agnès Regolo, Christian Mazzoukini, Rafaël Djaïm, Laetitia Mazzoleni, Gérard Vantaggiolli. On la retrouve également dans plusieurs créations de la Cie de l’Imprimerie. Elle suit une formation en chant et percussions à l’école de musiques actuelles Promusica. Depuis 1997 elle joue et entretient une collaboration régulière avec Michèle Addala. En 2015 elle crée la Cie Vertiges Parallèles et réalise sa première mise en scène.

Josef AMERVEIL – Designer sonore
Il poursuit des études réussies, passe un diplôme, et se spécialise. Après une brève carrière de guitariste country, il décide de s’installer à Marseille, où il est né. Il collabore au théâtre avec Xavier Marchand, Alexis Moati, Ludmila Ryba, Michel André, Charles-Éric Petit, Pierre Sauvageot, Michèle Addala. Son travail oscille entre spectacles populaires: coupe du monde 98, reconstitutions historiques, et créations purement musicales: Sonatacufène Cagliari, J’habiterai mon nom, ou radiophoniques: Que reste-t-il de nos amours? Avec Patrick Portella. Il ne néglige pas d’autres rencontres: documentaires, avec Francesco Tancredi et Arnaud Thomas, arts plastiques avec Judith Bartolani et Claude Caillol. Il est membre du collectif Large Bande.

Mardjane CHEMIRANI – Chanteuse/Comédienne
Elle est née dans une famille de musiciens traditionnels. Elle s’oriente vers le chant et se forme aux musiques actuelles. Elle participe à de nombreux enregistrements. Elle crée avec Maryam Chemirani et Catherine Catella Delizioso: un trio vocal de swing Italien des années 30/40. Elle écrit ses chansons et enregistre La Ville et le vent. En parallèle, elle rejoint la compagnie Mises en scène et participe comme comédienne-chanteuse à la création de Bon Appétit ! Elle dirige le travail choral sur La Parabole des papillons présenté dans le cadre lors du Festival in d’Avignon en 2013.

 

 

Silvia CIMINO – Danseuse / Comédienne
Diplômée en danse contemporaine et diplômée à l’Institut d’Art de Palerme en peinture et sculpture, elle a un parcours polyvalent. Pédagogue de la théâtralité du mouvement, elle intervient dans les conservatoires d’Avignon, Aix-en-Provence, Toulouse et dans les projets Danse à l’école. Danseuse, comédienne, musicienne, elle s’intéresse à la transversalité des différents arts de la scène et explore différentes techniques de Carlson, au Kabuki en passant parle clown, Graham ou Cunningham, etc. Depuis 1999, sa rencontre avec le Théâtre du Mouvement lui a permit d’approfondir une recherche sur la théâtralité du corps et du mouvement. Son travail avec le groupe de recherche sur les états de pensée et les états émotionnels, mené par Yves Marc, marque sa recherche pédagogique et artistique.

Alain LEONESI – Sculpteur / Dessinateur / Graveur
Vit et travaille à Avignon.
Rébus de nos rebuts. Assemblage par ligature et conception de dispositif en équilibre in-situ à partir d’objets collectés dans l’espace public, mettant en situation de multiples jeux de regards, une multitude de récits. Juxtapositions formelles et contrastes narratifs laissant libre cours à l’expression d’une « mythologie individuelle » à la croisée des « mythologies collectives ». http://leonesialain.over-blog.com/

Charles-Éric PETIT – Auteur
Formé au Conservatoire de Tours et à l’ERAC, il est membre actif et fondateur de la Cie l’Individu, auteur et metteur en scène des projets qu’elle engage. Par delà sa pratique de comédien et de metteur en scène, il est aussi l’auteur entre autres de : L’Amour heureux ?, Dînette, Le Fruit de la Discorde, Triade, Indomptable, Parle-moi d’Amour, Spleen Désire, Notre Dallas, Le Quadrille amoché, Notre Quichotte etc. Il est aussi l’auteur et le réalisateur de plusieurs courts-métrages : Bluffer n’est pas jouer, Le Neurone du tueur, Rapport domestique en pièce, La Perle fendue, Le Diable en Bouche. Actuellement il est également pédagogue au Cours Florent de Montpellier.

Océane ROCHE – Peintre / Dessinatrice
Formée à l’Ecole Nationale d’Arts Décoratifs de Strasbourg et titulaire du diplôme national d’Arts Appliqués aux Beaux Arts d’Avignon. La réalité et l’imaginaire se côtoient dans ses carnets de dessins agrémentés de croquis, de peintures, de collages et de pensées souvent très drôles. Fine observatrice, elle excelle à restituer l’atmosphère des situations et des paroles.
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Cheikh SALL – Danseur/Comédien
En 1992 Cheikh Sall rencontre la pratique artistique au sein des ateliers Mises en scène. Il poursuit son parcours dans la danse hip hop, le rap et le théâtre. Les créations auxquelles il participe avec des compagnies professionnelles lui permettent de tourner à travers le monde. C’est à Washington, lors d’une séance de travail, qu’il rencontre Groove Phi Groove qui l’initie au step: discipline ou chaque partie du corps est utilisée comme un instrument, qui permet la production de tonalités différentes.
Professionnalisé depuis quelques années, Cheikh Sall écrit pour divers projets: slam, spectacle vivant, etc. Fondateur du collectif Croisement, il est également attaché à la transmission et l’échange qu’il assure auprès d’un public de jeunes, d’étudiants, de musiciens, de danseurs, de détenus.

Simon RAKET – Slameur
Né quelque part à Bruxelles en 1975, il devient comédien après une adolescence hip-hop et tumultueuse. Il sera tour à tour acteur, auteur, metteur en scène, travailleur social et directeur d’acteur pour le cinéma. Il est aujourd’hui coordinateur de La Zone, Centre Culturel alternatif, Maison de Jeunes expérimentale et haut lieu du Slam en Wallonie. En 2015, il est lauréat du Prix Paroles Urbaines de la Fédération Wallonie Bruxelles et sera sacré champion de Belgique et vice-champion d’Europe de Slam.

 

 

Alain UBALDI – Auteur / Metteur en scène
Il écrit et met en scène son premier spectacle Les amants du Clair–obscur en 1991 au Théâtre de Lenche à Marseille, suivi par L’employé en 1993 au 3 Bis F à Aix-en-Provence. Il travaille ensuite comme assistant metteur en scène d’Andonis Vouyoucas au Théâtre Gyptis de Marseille. A la fin des années 90, il s’éloigne des plateaux de théâtre pour se consacrer à l’écriture. Il crée en 2006 la Cie K.I.T.: Kapitalistic Interrelation Théâtre. En 2008, il écrit et met en scène Au-dehors puis La Chambre de Médée en 2016. Il anime aussi des ateliers de théâtre et d’écriture, y compris en milieu scolaire, et propose des « ateliers de redynamisation» pour des publics en difficulté. Il est auteur associé à la Cie Commun Instant pour laquelle il écrit les textes de chorégraphies de Jean-Pierre Aviotte.

Nabil HEMAÏZiA – Chorégraphe / Danseur

A la fin des années 80, il rencontre la culture hip-hop et fait ses armes en autodidacte. Il nourrit sa danse de vidéos, d’images, de rencontres et d’échanges, de recherches et de trouvailles. En 2006, il fonde la compagnie 2 Temps 3 Mouvements. A partir de 2014, il affirme son geste créatif et sa signature et crée Les Silences Obligés. Suivra, en 2016 une pièce pour cinq danseurs à Montpellier Danse : Du chaos naissent les étoiles.

 

 

David RICHARD
Accordéoniste de formation, ses rencontres, son parcours et diverses expériences de la scène lui permettront d’étendre ses compétences dans plusieurs domaines : composition / arrangements / chanteur / professeur de musique / coach vocal et musical / metteur en scène.Capésien en musique, il travaille aujourd’hui dans l’Education Nationale comme directeur artistique dans le cadre du Festival Choral Académique (région PACA). En 1996, il intègre le groupe vocal « Les Grandes Gueules » avec lequel il remporte le 1er Prix d’orchestre au Concours International de Jazz de la Défense, sera en premières parties de Ray Charles, Manu Dibango, Liz Mc Comb … et participera à divers festivals en France et en Europe. Il collaborera avec Vincent ROCA, Laurent Korcia, Caroline LOEB et … plus proche d’Avignon le groupe Manu and Co.

 

 


Résidences du projet LiGNE 14

INTERLiGNES # 2

Résidence en partenariat avec le théâtre des doms Novembre 2017. Cette résidence se développe entre deux lieux: le Théâtre des doms et L’Entrepôt.

Il y a l’avenir qui se fait et l’avenir qu’on fait. L’avenir réel se compose des deux.
Alain – Propos sur le bonheur

 

INTERLiGNES # 2 permet de mettre en lumière un point d’étape dans les différentes recherches qui auront émergées au fil du temps. Lectures, performances, dispositifs sonores, expositions, conférences, toutes ces formes seront convoquées pour témoigner de cette halte du Projet LiGNE 14 au théâtre des Doms.

Avec le soutien du Commissariat général à l’égalité des territoires, de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, du Fonds de Coopération de la Jeunesse et de l’Education Populaire, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles PACA, du Conseil Régional PACA, du Conseil Départemental de Vaucluse, de la Communauté d’Agglomération Grand Avignon, de la Caisse d’Allocations Familiales de Vaucluse Ville d’Avignon, des établissements hospitaliers Henri Duffaut, de la Fondation Abbé Pierre.

 


AU FIL DES JOURS

GRAND CHOEUR 14 répétition du 28/1/18

 

 

LA PARABOLE DES PAPILLONS

Création Festival IN 2013

La Parabole des papillons fait référence à un texte persan du XIIe siècle qui s’ouvre sur un groupe de papillons se questionnant sur la nature fascinante de la bougie et se referme sur le spectacle de l’embrasement de l’un d’eux au coeur de la flamme. Ce titre est emblématique du travail de Michèle Addala et de son équipe qui, dans leur parcours de création, se risquent au feu de rencontres culturelles nécessaires et périlleuses. Des « ateliers de parole » menés dans les quartiers populaires d’Avignon sont l’un des points de départ de ce projet. Pendant quatre mois, régulièrement, Michèle Addala, la poète Valérie Rouzeau et l’écrivain Jean Cagnard ont parlé et fait parler des habitantes sur ce que signifie pour elles « l’être femme ». Autour d’une table, sur une scène ou dans une caravane, ils ont écouté, échangé des mots et des histoires. Suivant leurs instincts, leurs sensibilités et leurs cultures, les auteurs se sont imprégnés de paroles et de silences, de colères ou de rires, pour en extraire une « écriture commune » mêlant parole brute et poésie. Par ailleurs, Michèle Addala intègre dans le spectacle les travaux de certains ateliers à l’année de la compagnie comme le groupe de jeunes « steppeurs » autour de Cheikh Sall. Le théâtre de Michèle Addala heurte et se heurte aux clichés culturels, empile joyeusement l’imaginaire des habitants et celui des professionnels, le noble et l’ignoble, le rire et les larmes, l’attente et l’éclat. Ces collages, télescopages, juxtapositions de cadres mouvants, tentent de rendre compte d’une expérience collective menée à Avignon en 2013.

 

Distribution
mise en scène : Michèle Addala
collaboration à la mise en scène et dramaturgie: Gilles Robic
textes: Valérie Rouzeau, Jean Cagnard
scénographie et costumes: Laurence Villerot
chorégraphie: Cheikh Sall
musique: Guillaume Saurel
travail choral: Mardjane Chémirani, Maria Simoglou
univers sonore: Josef Amerveil
lumière et vidéo: Erick Priano
avec Ana Abril, Pascal Billon, Mardjane Chémirani, Mylène Richard, Cheikh Sall, Maria Simoglou
et Mohamed Abite, Samy Addala, Hania Aroussi, Yves Azou, Farid Bouaita, Sofia Boualleg, Yannis Bouras, Adèle Cilente, Nathalie Clair, Fatima Dahmane, Omar Dahmane, Driss Errmili, Hind Laghmar, Nouzha Maazouz, Isabelle Planchon, Océane Roche, Céline Sanpedro
avec la voix de Roselyne Piccione.

 

Production

Compagnie Mises en scène Coproduction Festival d’Avignon avec le soutien du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la Direction régionale des Affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur, du Conseil général de Vaucluse, de la CAF de Vaucluse, de la Direction régionale de la Jeunesse et des Sports et de la Cohésion sociale Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la Direction départementale de la Cohésion sociale de Vaucluse, de la Ville d’Avignon, de la SPEDIDAM, de la Fondation Abbé Pierre et de la société LBCM et de Konica Minolta, en partenariat avec la Maison Pour Tous et la Médiathèque Champfleury, l’école Scheppler et l’Espace social et culturel de la Croix des Oiseaux, le GEM, le CRECAS, la créche L’ïle aux enfants et le RAM-CCAS d’Avignon. Avec l’aide de la Fondation La Poste.

 

Galerie – vidéos

photos ©Delphine Michelangeli – ©Christian Milord

Vidéos


Paroles d’amateur Un film réalisé par Marie Picard Production Urban Prod

Conférence de Presse Cloitre Saint Louis Avignon 2013 (Source Théatre video.net)

Extraits du spectacle Auditorium du Grand Avignon-Le Pontet
Copyright : La compagnie des Indes / Festival d’Avignon (Source Théatre video.net)

REVUE DE PRESSE

BON APPETIT

L’intrigue

Deux « sœurs ennemies », l’une ogresse terrienne, l’autre exubérante émotive, attendent dans leur appartement des convives trop tôt venus. Elles officient en cuisine, préparant un repas improbable tout en devisant sur de multiples sujets autour de la nourriture. Prenant à partie leurs invités (les spectateurs), elles débattent autour des hommes, des fins de mois difficiles, des enfants, des plaisirs gustatifs, des recettes d’amour, des souvenirs, etc.Un autre personnage, cousine en transit, anime à sa façon la préparation du repas. Cette « étrange étrangère », musicienne, cantatrice loufoque, perturbe les conversations, ravive les mémoires enfouies, provoque des débordements, effrite, suspend et décale ces paroles du quotidien.

Cette petite forme théâtrale est née de rencontres régulières entre les habitants de différents quartiers d’Avignon, de Cavaillon et de la compagnie. Pendant presque deux ans, des ateliers ont évolué entre échanges de recettes et dégustations de desserts savoureux, lectures de textes poétiques ou théâtraux et discussions tous azimuts autour du thème des « nourritures » (d’enfance, d’ailleurs, de crise, spirituelles, magiques, en passant par la transmission, la dévoration, etc.). Le spectacle s’est écrit à partir de ces conversations, avec le désir, là encore d’explorer et de tisser des liens entre fiction et réalité, poétique et « politique ». Ainsi, « Bon appétit ! » mêle allègrement dans un charivari sonore et textuel, paroles glanées, batteries de cuisine, instruments de musique traditionnels, chant lyrique, poèmes, recettes et chansonnettes, avec pour fil rouge, la relation entre mots et mets.

 

Distribution

Mise en scène : Michèle Addala

Avec Mardjane Chémirani, Mylène Richard et Maria Simoglou

Production

Compagnie Mises en scène

Galerie


©Christan Milord

Novembre 2016 :Savoillans Festival Après les Vendanges


©Christan Milord

Vidéos

Extrait du Festival Après les Vendanges 2016 Savoillans

Presse

 

 

 

LA REPARTITION DES MOUCHES

de Jean CAGNARD Création 2010

La solitude, ce n’est pas nouveau, ça commence à la naissance quand fermement convaincu d’une vie de proximité par neuf mois démonstratifs, on vous lâche dans l’oxygène où commence la dilution. Bonjour le monde. Ensuite, il se peut que nous contractions un sentiment d’appartenance envers cet endroit, la Terre, avant de comprendre qu’il ne s’agit là encore que d’un passage puisque la mort, depuis le premier jour, est prête à une nouvelle expulsion vers ailleurs. Fragilité.
Vivre, c’est comme appartenir à un noyau qui, à l’instar de l’expansion de l’univers, grossirait sans cesse, au détriment de la chair et du fruit, et éloignant l’un de l’autre chaque point posé à sa surface, chaque individu débarqué là. Vivre ressemble assez souvent à un paysage lunaire, les gens isolés par des distances d’étoiles. La grosse machine du monde, minéral, social, politique, nous entraîne dans des distances astronomiques, où le voisin de palier a forcément une gueule de cosmonaute et une violence à la place du langage. La solitude s’attache à la personne, à la communauté, à la rue, au quartier et prétendre se rattacher à la marche du monde c’est comme plonger son couillon de bras dans le ciel pour toucher les petites choses brillantes qui s’y trouvent.
Six milliards de gens sur terre, voilà une belle grappe, mais encore une fois, comme la constitution atomique de la matière, c’est le vide entre les particules qui identifie particulièrement la masse. Mais revenons sur le macadam. La création, c’est aussi et avant tout une imprégnation du monde, un décloisonnement entre la poésie et la vie, une circulation libre. A nous de trouver la trajectoire poétique et métaphorique la plus fidèle possible, qui parlera la plus juste. Certaines paroles pourront être livrées telles quelles, déjà évidentes, déjà en place, d’autres seront étoffées ou désossées, d’autres serviront de tremplin à l’imagination, permettront des extensions, de toute façon un chemin respectueux entre la liberté d’écriture et la fidélité à la parole. Jean Cagnard

Des paroles populaires, urgentes ont été recueillies pendant des mois par Jean Cagnard et ont servi de support à son écriture. Mais si la réalité fonde la parole, l’écriture la libère et en révèle l’inouï, l’inattendu, la démesure. Cette « histoire large de beaucoup d’autres » conte avec une âpre cocasserie les cassures et déchirures ambiantes. Dans un style à la fois quotidien et surréaliste se croisent entre autres personnages, « l’ Homme avec lequel on se sent seul quand on se trouve dans une pièce avec lui », « le Père Noël », « le Fou intérieur », « des Couples Séparés », « l’ Actrice », « la Fille du Père Noël »,etc., « la Population» aussi vient nous parler.

distribution
Ana Abril, Pascal Billon, Djamel Adrar, Cheikh Sall, Silvia Cimino et Guillaume Saurel au violoncelle.

La population : Farid Bouaïta, Chahrazad Djezza, Ourida Mimoun, Roselyne Piccione, Céline Pigeau.

Avec la participation de Marjorie Gros et les voix de Omar Dahmane et de J.P.Laroche

Mise en scène Michèle Addala
Collaboration artistique Gilles Robic

Images/lumières/scénographie Erick Priano
Musique Guillaume Saurel
Costumes Mardjane Chemirani

création soutenue par :

Plan espoir banlieue
DRAC PACA
Conseil Régional
Ville d’Avignon
Conseil Général Vaucluse

galerie

 

VARIATIONS SUR LES JARDINS

  Création 2008

La Fondation Abbé Pierre est l’initiatrice d’un projet pilote se déroulant sur trois ans. Elle est convaincue qu’au-delà du « mal habiter », l’accès aux pratiques culturelles et artistiques est une dimension essentielle de la dignité humaine. Elle rejoint en ce sens les préoccupations du Centre Social et Culturel Espelido et de la Compagnie Mises en Scène qu’elle a sollicités pour conduire ce projet.
« Variations sur les jardins » en est le fruit.
En décembre 2006, des « Impromptus » au collège Tavan de Montfavet, portés par des acteurs-musiciens-danseurs de la Compagnie Mises en Scène, ont déclenché la gourmandise d’une cinquantaine d’élèves qui se sont inscrits dans sept ateliers de pratique artistique de janvier à mai 2007. Ils ont à leur tour investi en mai les espaces du collège, créant de nouveaux possibles,  » éphémères paniques », petites machines à rêver …
Un certain nombre de ces collégiens a voulu poursuivre l’aventure. Profitant de cette dynamique, nous avons constitué les Brigades d’intervention Poétique (BIP) auxquelles se sont ralliés d’autres jeunes des quartiers de Montfavet.
Depuis septembre 2007, ils travaillent en compagnie d’une comédienne, d’une danseuse et d’un musicien sur le thème fédérateur des jardins ; d’enfance, publics, secrets, mythiques, ouvriers, rêvés, perdus. Parallèlement à ces BIP, deux comédiennes et une photographe sont allées pendant un an à la rencontre de la population de Montfavet dans les ateliers du Centre Social , les jardins publics ou familiaux, les appartements, les rues, pour récolter des histoires de terre, de gens, de fleurs, de vies, de racines … Au final tous ces imaginaires croisés donneront lieu à une présence spectaculaire le 31 mai dans les quartiers de Montfavet et dans les jardins familiaux les 7 et 8 juin sous forme d’un parcours déambulatoire. Les matériaux collectés, images, sons, paroles, mêlés à des textes d’auteurs, créeront un espace poétique et théâtral.

La profusion des témoignages et des rencontres ne nous a pas permis d’utiliser l’ensemble des portraits et textes utilisés. Grand merci à tous ceux qui ont participé à cette aventure, notamment les habitants des quartiers de Montfavet et d’Avignon, les jardiniers des « Jardins de Favet », les enfants de l’atelier pédagogique, l’atelier de rue et l’atelier cuisine de l’Espelido, l’hôpital psy de Monfavet, le Secours Populaire, le Collège Tavan …

« Variations sur les jardins »
« parce qu’il y pousse des pensées intimes, fantasques, contradictoires, ordinaires, métaphysiques ou amoureuses ».
Cette « déambulation » dans la ville et dans les jardins familliaux de Montfavet (csc Espélido) s’est contruite à partir d’ateliers de parole autour de la thématique des jardins (d’enfance, publics, secrets, mythiques, ouvriers, rêvés, perdus) et les »BIP » en juin 2008.


distribution

Les BIP: Claire Bademis, Clara Benvenuto, Camille Coste, Maéva Domiguez, Yohan Dumas, Nassera Ermili, Malot Ginot, Samuel Le Carpentier, Nora Loucif, Nathan Loudjani, Zahra Meghraoui, Jessica Saintini, Angélique Vaugier Accompagnés par Sandrine Chaze et Eglantine Jouve

Les comédiens : Ana Abril, Pascal Billon,Nicolas Chatenoud, Silvia Cimino, Bruno Huet, Mylène Richard
Mise en scène Michèle Addala
assistée de Catherine Monin
Musiques Nicolas Chatenoud et Bruno Huet
Photos Delphine Michelangeli
Scénographie/ lumières Erick Priano
Costumes / Assistanat décors Mardjane Chemirani
Montage sonore Frédéric Giuliani
Régie son Emmanuel Gilot

partenariat



galerie

Photos Delphine Michelangeli

presse

 

L’ETE

de Romain Weingarten

Création 2007
« L’ÉTÉ » se déroule dans un jardin. On y croise un garçon, une fille, deux chats, une mouche, deux oiseaux et un lézard. Précisons que les chats ont la parole et ont figure humaine, que Manon la mouche écrit des poèmes sur des mégots de cigarette, qu’Honorine et Edgar sont des noms d’oiseaux et qu’enfin Daisy est un lézard très peinard. Alors que le monde qui nous entoure quotidiennement semble défini une fois pour toutes, le regard de Weingarten contrarie la banalité supposée des apparences. Pour autant, son jardin n’abrite ni merveilles ni féeries, on s’y reconnaît. Il y sera question de guerre de terrains, de territoires, de la fugacité du sentiment et de son apprentissage, des ressorts du désir et du jeu face à la séparation et à l’absence. Entre Prévert et Lewis Caroll, Weingarten s’amuse à apprivoiser le monde, son mystère et sa mélancolie. Souffle dans cette pièce un « esprit d’enfance », c’est-à-dire de la subversion et du déraisonnable, qui la rend très attractive. Un esprit qui s’oppose à ce qui est machinal, à ce qui ne se remarque plus, à ce qui est convenu. Weingarten fait le bon choix devant l’énigme de la vie : notre langue au chat ! Agnès Régolo


L’histoire
Dans un jardin, deux chats, à figure humaine, veillent et surveillent un jeune homme et sa sœur. Actifs mais à nos yeux invisibles d’autres protagonistes : une mouche, un lézard, deux oiseaux. Au fond, dans la maison, séjourne un couple d’amants qu’on ne verra pas et dont on ne saura rien. En six jours et six nuits, on bavarde, on disserte, on menace, on surveille, on vit, on s’y exerce.

Extrait
Troisième jour. Les deux chats, Sa Grandeur d’Ail et Moitié Cerise. Sa Grandeur d’Ail regarde fixement un point de la table.

Sa Grandeur d’Ail – Vous appelez ça…
Moitié Cerise – Une mouche.
Sa Grandeur d’Ail – Ah ! … Elle me regarde.
Moitié Cerise – Vous la connaissez ? …Elle s’appelle comment ?
Sa Grandeur d’Ail – Hm ?
Moitié Cerise – S’appelle comment ?
Sa Grandeur d’Ail – Quelque chose comme Mina, Manon. Je n’ai pas bien entendu. (D’un revers de la main, Moitié Cerise tente de l’attraper) …Non.
Moitié Cerise – Comment non !
Sa Grandeur d’Ail – Je ne vous permets pas de l’attraper.
Moitié Cerise – Oh, je vous la laisse. La voilà …Tiens, elle me regarde… C’est vrai qu’elle a de gros yeux … brrr !
Sa Grandeur d’Ail – Non, c’est moi qu’elle regarde. Elle vous trouve moche.
Moitié Cerise – Attrapez-là !
Sa Grandeur d’Ail – Non.
Moitié Cerise – Pourquoi ?
Sa Grandeur d’Ail – Je l’aime.Silence.
Moitié Cerise – Fichtre ! Ah bon. Moi, elle me flanque le trac !
Sa Grandeur d’Ail – Avez-vous déjà aimé ?
Moitié Cerise – Ça…
Sa Grandeur d’Ail – Vous devriez voir un psychanalyste.

L’auteur
Romain Weingarten est né à Paris en 1926 d’un père polonais et d’une mère bretonne, tous deux peintres. Il disparaît en juillet 2006. Auteur de pièces à l’univers insolite, s’inscrivant dans un courant d’humour absurde où se mêlent violence et fantastique (« Les Nourrices », « Alice dans les jardins du Luxembourg », « La Mort d’Auguste »…), Romain Weingarten a su inventer des atmosphères étranges où tout peut arriver, mais où tout n’est pas montré ; rapprochant le quotidien de l’insolite dans un climat surréaliste.

« Weingarten est de la famille de Dubillard, de Gombrowicz ou Mrozec, c’est-à-dire de ceux qui vivent dans leur subjectivité la réalité objective de ce monde monstrueux, catastrophique. » Ionesco

La pièce « L’ÉTÉ » fut créée en 1966 à Paris dans une mise en scène de J. F Adam, avec Weingarten lui-même dans le rôle d’un des deux chats, elle connut alors un vif succès. Elle sera jouée pendant deux ans et presque unanimement applaudie. « L’ÉTÉ » fut reprise entre autres par Gildas Bourdet en 1991.

« Il y a ce qu’on voit et il y a ce qu’on ne voit pas. Sans cela, on ne pourrait pas jouer. » « L’ÉTÉ » fin du troisième jour

distribution

avec : Pascal Billon, Mourad Bouhlali, Kristof Lorion, Catherine Monin

Mise en scène Michèle Addala
Assistanat à la mise en scène Agnès Régolo

Scénographie et lumières : Erick Priano
Musique : Nicolas Chatenoud

Administration : Nicole Hullein
Relations presse : Eve Ferragut

production

Cie Mises en Scène
ADAMI
Culture – communication
Conseil Régional PACA
Ville d’Avignon
Département de Vaucluse

galerie

presse

 

M’AIMES TU ?

« M’aimes-tu ? » En voilà une question. Création 2006

Un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout, trop ou pas assez. Cette question peut s’avérer vitale, futile, cruciale.
La réponse, elle, détermine nos vies privées comme publiques. Poussés par le désir de rendre compte d’une série de conversations privilégiées avec des personnes de divers quartiers d’Avignon que nous avons mêlées à quelques fragments d’auteurs qui nous sont chers, voici en sensible compagnie (deux comédiennes, deux comédiens, un violoncelliste), livrées sur le plateau de l’Entrepôt, quelques variations sur la question.

Extraits
Mon fils, des fois, quand il est à côté de moi : « Tu m’aimes, tu m’aimes ? ». Je dis « Ouais, je t’aime beaucoup ! ».
Après : « Tu m’aimes encore comment ? ». Je dis : « Passionnément ». « Tu m’aimes ? ». « Pas du tout ! ». Quand on finit pas du tout, c’est bon, on arrête.

Moi je sais que ma famille, c’est comme mes habits, ça me protège du froid, c’est de l’amour, ça me protège de tout quoi …

Aline, elle me dit « quand je sais que je vais te voir, au moment où je te vois, j’ai plein de petits papillons dans l’estomac, dans le ventre qui s’agitent ».

La première fois où elle m’a embrassé, ça, ça a été l’un des plus beaux souvenirs de ma vie… ça a été magique, c’est l’un des plus beaux instants, c’est comme si le monde et le temps s’arrêtaient. Un moment de calme, ça nous transporte, ça m’a procuré beaucoup de bien.

Ca a pas été compliqué nous deux, on s’est chopé dans un coin et l’attirance a été plus forte, on s’est embrassé sans rien se dire ouais…

Tout le monde cherche à être aimé, si tu arrives et que tu sens que la personne elle te rejettes, tu aimes pas être rejeté. Je sais pas quel être humain peut accepter d’être rejeté.


Auteurs cités

Boris Vian
Henri Michaux
Raymond Queneau
Italo Calvino
Rd Laing
Madame de Beaumont

distribution

Avec : Ana Abril, Pascal Billon, Mylène Richard, Cheikh Sall

Mise en scène : Michèle Addala
Collaboration artistique : Agnès Régolo

Musique : Guillaume Saurel
Lumières : Stanislas Pierre
Régie son : Emmanuel Gilot

Graphisme : Delphine Michelangeli
Relations presse : Eve Ferragut
Diffusion : Julien Valnet

production

Compagnie Mises en Scène

galerie

photos Delphine Michelangeli

 

presse

CAIRN

d’Enzo Cormann Création 2004

En une vingtaine de scènes qui s’enchaînent comme des claques, voici l’histoire d’un rebelle. « L’irrésistible chute » de Jonas Cairn, ouvrier syndicaliste dans une usine à l’heure de la mondialisation, est une épopée violente, poétique et facétieuse. À travers une dizaine de personnages excellemment dessinés, surgissent les fantômes de nos vies modernes : lassitude idéologique, mauvaise conscience sociale, « fatalité » de la révolte et de l’Histoire. Cormann examine notre monde, pose la question de l’acte de résistance, de nos limites, dans nos vies intimes, sociales et politiques. La vision est âpre, enlevée, admirablement non résignée. Agnès Régolo

Extrait:
ELLE (découvrant Cairn inanimé) — Qu’est-ce que c’est que ça ?
LUI. — Que veux-tu que ce soit ? Ils sont des milliers dans cette putain de ville. Arrête de jouer les bonnes soeurs, viens.
ELLE. — Je ne joue pas les bonnes sœurs, je rentre de boîte, je passe, je vois, et je m’interroge.
LUI. — Maintenant tu as ta réponse, alors viens.
ELLE. — Ne me parle pas sur ce ton, ça me fait régresser.
LUI. — Oh je t’en prie.
ELLE. — On dirait que tu t’adresses à une gamine de cinq ans.
LUI. — Tu n’as qu’à te comporter en adulte.
ELLE. — Riche idée, tiens. – Eh bien, merci pour cette soirée, Franck, rentrez bien, faites de beaux rêves, je vais retrouver des amis, à un de ces jours. Bye !
(Elle tourne les talons, et le plante là.)
LUI. — Jeannine ! (Un temps. À l’adresse de Cairn.) Tu ne pouvais pas aller te coucher ailleurs ? Il a fallu que monsieur choisisse précisément ce trottoir. De quoi j’ai l’air, maintenant ? L’égoïsme ambiant commence sérieusement à me faire chier !

L’auteur
Enzo Cormann est un écrivain de théâtre, auteur de nombreuses pièces parmi lesquelles « Credo », « Diktat », « Toujours l’orage »… publiées en France notamment aux Éditions de Minuit, Théâtrales, Actes Sud et traduites dans une dizaine de langues. Diseur et vocaliste, il enregistre régulièrement et se produit sur scène en compagnie de diverses formations de jazz. Ecrivain associé à différents théâtres, il est depuis 2000 responsable du département d’écriture dramatique à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Technique du Spectacle (ENSATT).


avec : Françoise Baut, Catherine Monin, Pascal Billon, Nicolas Chatenoud, Nicolas Gény, Kristof Lorion, Thierry Otin

Mise en scène Michèle Addala
Assistanat à la mise en scène Agnès Régolo
 
  Lumières : Stanislas Pierre
Bande son : Guigou Chenevier
Costumes : Fanny Bernadac
Scénographie : Association DécorAction

Administration : Nicole Hullein
Relations presse : Eve Ferragut
Graphisme – photos : Delphine Michelangeli

  partenariat
D.R.A.C. PACA

FASILD PACA,

Conseil Régional PACA,

Etat Contrat de Ville FIV,

Ville d’Avignon,

Département de Vaucluse


galerie

photos Delphine Michelangeli

la presse – la critique

L’épopée rock de Mises en Scène
«… Cairn est un texte cru et tendre à la fois, d’une violence inouïe et pourtant plein d’humour. La nouvelle création de la compagnie « Mises en Scène », orchestrée par Agnès Régolo est une vraie baffe. Une épopée rock. Mise en scène pétaradante, panneaux sur roulettes, musique inventive et comédiens de talent survoltés, aux mille et une métamorphoses. Le monde décrit par Enzo Cormann ressemble étrangement au nôtre. »
La Provence – Nedjma Van Egmond – 23 octobre 2004

Le monde tel qu’il hait
« Une fois de plus, une fois encore, la compagnie Mises en Scène porte le fer là où ça fait mal. Cormann tonne sur ici et maintenant, avec une acuité et une pertinence au rasoir… Bien sûr, il faut une mise en scène et des comédiens qui soient en osmose avec les intentions de l’auteur. C’est le cas… Cairn est interprété avec justesse par des comédiens épatants… La mise en scène d’Agnès Régolo accompagne, avec la complicité et la connivence d’un frère d’armes, le propos de l’auteur par sa finesse et son énergie… »
Les papiers de Vincent Cambier – 26 octobre 2004

Cairn Wor(l)d company
« … Agnès Régolo fait preuve d’une inventivité sans aucune perte de rythme… Totale symbiose de la bande-son de Guigou Chenevier, les mots d’Enzo Cormann deviennent des notes qui strient la portée… Enfin, les comédiens, tous exceptionnels, nous tiennent en haleine durant 1 h 45… Une pièce qui décravate le cynisme avec justesse et drôlerie. »
L’hebdo Vaucluse – Fabien Bonnieux – 29 octobre 2004

Ainsi va le monde !
« Enzo Cormann se livre à un exercice dans le sens de la farce ubuesque, contrastant avec la tonalité générale, plutôt sombre, à laquelle nous a habitué cet auteur… Il y a dans la pièce Cairn un déferlement d’humour, un humour grinçant qui fait craquer les jointures, un humour grand crû et décapant… La mise en scène que signe Agnès Régolo donne au texte son juste mouvement, un mouvement tourbillonnant frénétique. Les sept comédiens donnent au texte de Cormann un rythme aérien et lancinant ainsi que l’épaisseur psychologique et le poids humain d’ambiguïté… Ce spectacle, loin de mettre le spectateur dans une impression de gueule de bois métaphysique, nous restitue à nous-mêmes au moment des applaudissements dans une euphorie certaine. »
Sud Théâtre – Jean-Philippe Faure – novembre 2004

L’irrésistible chute d’un héros des temps modernes
« Chaque scène vous est envoyée à la figure, comme une délicieuse plaisanterie ou comme une gifle. La mise en scène, à partir d’éléments simples et d’éclairages est très efficacement rythmée… Tout est réussi : de l’écriture à l’interprétation. »
Le Comtadin – G. Bouillat-Johnson – 15 juillet 2005

Lutte des classes
« La Compagnie Mises en Scène sait jouer sur les variations de rythme inhérentes à l’écriture d’Enzo Cormann. Les comédiens dosent très bien comique et réalisme dans leur interprétation de la classe dirigeante. Le public est converti. Du théâtre intelligemment politique. »
Sur le pont – Saisons Fluctuat (internet) – 18 juillet 2005

Cairn, l’anti-héros absolu
« … Les mots sont beaux sur un sujet d’actualité grave, ils sont aussi remplis d’humour, de poésie, de délicatesse, de dureté. C’est du théâtre dans toute la dignité du terme, du théâtre qu’il faut absolument aller voir… ».
La Marseillaise – Jean Michel Gautier – 27 juillet 2005

Une urgence à dire le monde …
« … Constat d’une époque où les vies sont bazardées, où l’intolérable est présenté comme un ordre nécessaire, où un chien, ostensiblement une actrice, cite des principes évidents de vie en société formulés par des philosophes, balayés comme Cairn est chassé… La pièce est forte. Agnès Régolo, avec la Cie Mises en scène, n’y va pas par quatre chemins. Des bureaux d’école utilisés autrement, pour des rencontres des affrontements, un ultime chemin en lisière de la ville. Belle idée.»
« Les Temps Modernes » – Micheline B.Servin – Juillet-octobre 2005, numéro: 632-634

 

PAROLES DE PIERRE

  Création 2004

Pierres… précieuses, philosophales, tombales, la caillasse, la rose des sables, le parpaing des immeubles, la pierre de nos maisons, celles d’aujourd’hui ou celles qu’on a quittées, pierres de légendes…
« Paroles de Pierres » est une fable urbaine bruissante de toutes ces pierres, de leur histoire, histoires de vies, de morts, de déménagements, de voyages. Le spectacle croise des paroles d’aujourd’hui, témoignages – fragments de vie, recueillies lors d’ateliers d’écriture et de paroles avec les habitants de différents quartiers d’Avignon, et des écritures contemporaines, notamment celles des auteurs Jean Cagnard et Ahmed Kalouaz.
« Paroles de Pierres » est un spectacle bâti par ricochets entre paroles et musiques dont la structure dramaturgique ressemble à celle d’une composition musicale où une idée principale est explorée à l’aide de thème antagonistes, de variations, de contrepoints.
De conférences en confidences, six personnages acteurs-musiciens entrainent les spectateurs pour une ballade sonore et visuelle (images vidéo) dans un monde minéral, un espace intime, un théâtre de paroles et de musiques joyeusement dissipé.

Chanson

Les pierres veillent et vont,
Se tiennent collées sur les doigts,
Précieuses ou dures,
Or qu’on ne voit.
Soleil en poussière
Venu du torrent source du fond du monde.
Pierre sertie sur mon œil
Où s’ébrèche le temps,
Qui ne vit, Qui ne vit, Qui ne dure.

Texte d’Ahmed Kalouaz mis en musique par Guigou Chenevier.

Extrait
«Il y a une femme par exemple, elle part du bled en Algérie et justement quand on part du bled, la tradition veut que ceux qui restent jettent trois cailloux derrière vous pour que le voyage se passe bien, pour écarter le mauvais sort. Et un jour cette femme, on lui jette les trois cailloux derrière elle, elle part et tout va bien, mais à la frontière ses papiers n’étaient pas bons et elle a dû revenir chez elle. Alors elle refait les papiers et elle repart, mais cette fois on lui jette sept cailloux derrière elle pour être sûr qu’elle arrive à destination. La tradition, c’est comme les médicaments, faut augmenter la dose quand ça résiste… Mais encore une fois ses papiers n’étaient pas suffisants et elle doit revenir à son point de départ. Et pour la troisième fois, elle doit revoir ses papiers qui étaient plus forts que les cailloux de la région. Alors le jour de son troisième départ, elle réunit ses parents, toute sa famille au grand complet et elle leur dit : «Vous ramassez toutes les pierres du jardin, les petites, les grosses, les rondes, les plates et vous jetez ça très fort sur la route, très très fort, il faut vaincre l’administration.» Et c’est ce qu’ils ont fait, trois caisses entières de cailloux ils ont jeté derrière elle, la grosse pharmacie – presque ils ont cassé la voiture ! – et cette fois elle n’est pas revenue…»

Texte de Jean Cagnard librement inspiré de rencontres avec les habitants du quartier de la Croix des Oiseaux (Avignon).

distribution

Ana Abril, Djamel Adrar, Françoise Baut, Pascal Billon, Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier

Mise en scène Michèle Addala
Assistanat à la mise en scène Agnès Régolo

Musiques Nicolas Chatenoud et Guigou Chenevier
Décor Jean-Pierre Dutronc
Création lumières Stanislas Pierre
Régie son Emmanuel Gilot
Infographie Jean-Marc Peytavin
Photos Alain Ceccaroli

Administration Nicole Hullein Claire Libbra
Relations presse Eve Ferragut

production

D.R.A.C . PACA, FASILD PACA, Conseil Régional PACA, Etat Contrat de Ville FIV, Préfecture de Vaucluse, Ville d’Avignon, Département de Vaucluse, Caisse des Dépôts et Consignations

galerie

presse

BLEUS DE TRAVAIL

d’Ahmed Kalouaz Création

Cette pièce d’Ahmed Kalouaz est inspirée d’une parole plurielle glanée au fil de rencontres organisées par la Compagnie avec des habitants des quartiers des villes d’Avignon et de Cavaillon, autour du monde du travail.
Dans l’arrière-salle d’un bistrot, c’est le jour de répétition d’un groupe de musiciens amateurs : il y a Joseph, ancien ajusteur et ramasseur de fruits, Amine, sans qualification, Pierre, cadre dans une grande banque, Imma, intérimaire d’origine espagnole, Victor, compositeur, passé de l’usine à l’horlogerie, Mina, caissière, en rupture de caisse, Mameselle Annie, professeur de dessin, amoureuse de Van Gogh. C’est leur temps « libre », un temps non tarifé, entre deux tranches de vie professionnelle et de vie privée. Les mélodies qu’ils répètent mélangent les envolées lyriques de Victor, compositeur passionné, à des accents kitsch vaguement sixties et à des airs de musette. Passion de la musique qui vous met le cœur à la lutte ou en bandoulière. Le public suivra de très près les tribulations et les humeurs de ce groupe hétéroclite et turbulent, charriant dans cette « aire de repos » les échos d’une vie passée à essayer de la gagner.

Extraits

Amine : Moi, comme métier, je veux devenir bonhomme de neige.

Mina : Mais l’été, les jours de pluie ?

Joseph : Ben oui, les jours de pluie…

Amine : Je mettrai un chapeau.

Annie : Un autre métier ?

Amine : Oui. Ce métier, ce serait ma mère qui étend le linge sur le fil en hiver. Après, ça faisait des squelettes de givre. C’est un beau métier hein ?

Pierre : Moi, j’aimerais faire plein de choses. Gazouilleur d’enfants, écornifleur de poésie, tueur à cage, raseur de bras, cureur de nez, étancheur d’angoisse. Ou alors aviveur de souvenirs.

Annie : Les souvenirs c’est bien.

Pierre : Je peux vous aviver si vous voulez.

Joseph : Moi, je veux aussi aviver des souvenirs. Je me souviens du jardin ouvrier où quelqu’un avait mis le feu, à cause d’une grève. D’un jour aussi où des syndicalistes sont venus à la maison, parce qu’ils voulaient convaincre des indécis. Je me souviens aussi du café Molière où j’ai bu mon premier vichy fraise, et là il y avait des joueurs de boule, avec des boules de bois cloutées. Je me souviens aussi des banderoles que des gens écrivaient dans ce café.

Mina : Moi je veux être …

Amine : Elle veut être ?

Pierre : Oui, que veut-elle être ?

Mina : Je veux être trouveuse d’emploi.

Joseph : Moi, pas du tout.

Amine : Moi non plus.

Annie : Et qu’est-ce que c’est trouveuse d’emploi ?

Mina : Ce serait quelqu’un qui ne cherche pas et rencontre…

Annie : Qui rencontre ?

parole d’auteur
Le travail (et les lieux qu’il occupe dans la vie des gens) est sans égal. Il l’est aussi dans l’esprit de ceux qui n’en ont plus, ou en passe de ne plus en avoir.Il fut un temps, où les gens se « construisaient » par le travail. Le labeur était une denrée noble, et un « fainéant » montré du doigt, comme s’il s’agissait d’un marginal. Le lieu où les gens passaient le plus clair de leur temps, représentait à leurs yeux, une sorte d’appartenance à une caste. Il y avait la corporation des mineurs, celle des métallos, des ouvriers du livre. Entrer dans l’une d’elles signifiait accéder à une certaine noblesse. Le corporatisme poussé à ce point, avait des allures de rite initiatique.
Les temps sont peut-être en train de changer, mais le travail reste malgré tout un pilier fort dans la vie sociale. Autour de cette idée, il nous semble intéressant de rassembler quelques plumes et encriers, quelques pages blanches, et des témoignages sur ces vies d’usine, de chantier ou de bureau. En proposant par la suite, ces expériences décrites, à l’intérieur d’une écriture de fiction, cela pourrait donner corps à un « spectacle », tirant vers la comédie, la représentation baroque.
Ahmed Kalouaz

parole de musicien
« Bleus de Travail » sera plutôt à l’écoute de ceux qui sont au bas de l’échelle, ouvriers, prolétaires, chômeurs etc… J’imagine une musique « vivante » et « chaleureuse ». L’idée qu’elle soit interprétée par un « orchestre» le jour de sa répétition hebdomadaire dans l’arrière salle d’un bistrot est donc venue naturellement. D’abord parce que les cliques ou fanfares représentent un type bien particulier de pratique musicale, regroupant le plus souvent des « amateurs », pour lesquels cette activité fait vraiment partie intégrante du « repos hebdomadaire ». Une pratique collective dont le principal objectif est celui du « plaisir » et de la « rencontre ». Ensuite parce que les orchestres sont généralement très populaires, constitués de gens aux origines et aux parcours très différents. J’imagine que ce groupe de « musiciens / comédiens » aura une certaine parenté avec les membres de l’orchestre fellinien de « Prova d’Orchestra ». Un groupe turbulent et chaleureux, aux antipodes de tous les Star Académies télévisuels d’aujourd’hui. »
Les mélodies qu’ils répètent mélangent les envolées lyriques de Victor, compositeur passionné, à des accents kitsch vaguement sixties et à des airs de musette.
Guigou Chenevier

distribution

Avec Ana Abril, Pascal Billon, Farid Boughalem, Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier, Sophie Mangin, Kheira Soufi

Mise en scène : Michèle Addala
Assistanat à la mise en scène : Agnès Régolo

Musiques: Nicolas Chatenoud et Guigou Chenevier
Lumières : Stanislas Pierre
Scénographie et construction décors : Association DécorAction
Régie son: Emmanuel Gilot

Relations presse: Eve Ferragut
Administration: Nicole Hullein Claire Libbra
Graphisme: Delphine Michelangeli

Partenaires financiers
Direction Régionale des Affaires Culturelles PACA (conventionnement)
Préfecture de Vaucluse
ADSU Avignon
FASILD PACA
Conseil Régional PACA
Conseil Général de Vaucluse
Caisse des Dépôts et Consignations
Ville d’Avignon

Partenaires opérateurs
Théâtre de Cavaillon – Scène nationale
Centre Social – MPT « La Bastide » (Cavaillon)
Lieu d’hébergement « Le Village » (Cavaillon)
Théâtre des Doms
Institut Supérieur des Techniques du Spectacle d’Avignon
Festival d’Avignon
Bar-restaurant « Chez Blacky »
Comité d’Entreprise de la SNCF

appui de Télérama et France Bleu Vaucluse

galerie

presse

LA NUIT DES ROIS

William Shakespeare

Création 2001
En Illyrie, règne le Duc Orsino. Sa voisine, la Comtesse Olivia repousse ses avances, toute à la douleur du deuil de son père et de son frère. Une tempête fait échouer sur la côte brutalement et séparément deux jumeaux orphelins : Viola et son frère Sébastien. Viola décide de se travestir en homme, se fait passer pour un jeune musicien Césario et entre au service du Duc Orsino. Séduite par le Duc, mais sous un déguisement qui lui interdit tout aveu, Viola/Césario va jouer les messagers d’amour pour son maître, auprès d’Olivia. Jusque là inconsolable du deuil qui l’a frappé, la Comtesse Olivia va succomber au charme de ce jeune messager. Dans sa maison, sa dame de compagnie Maria, son bouffon Fester, son intendant Malvolio, son oncle Toby et un prétendant indésirable Sir André vont embrouiller la partie. Sébastien, lui aussi sauvé des eaux surgira à la fin pour dénouer l’imbroglio.

La Nuit des Rois parle de quête de soi et de l’autre. De ce désir du jeu qui nous permet de sortir de nos limites pour devenir différent de ce que l’on croit être, des jeux providentiels ou désastreux que l’on mène par désir romantique, par ambition, pour se trouver, pour recommencer ou en finir. En cela, cette nuit est la nôtre où que nous en soyons dans nos vies : grands et petits.

Pourquoi ce titre de la Nuit des Rois ?
Cela semble curieux en effet, car il est question ici de gentilshommes, d’un Duc et d’une Comtesse, mais il n’y a pas trace d’un roi… En réalité, le titre anglais de la comédie signifie littéralement «la douzième nuit», c’est à dire la douzième des «nuits de Noël» dont la première est bien sûr le 25 décembre. Cette date correspond dans le calendrier au 6 janvier, d’où l’allusion dans le titre habituel en français à «La Nuit des rois», les rois mages. Ces douze nuits de la tradition chrétienne s’accompagnaient dans toute l’Europe de manifestations de joie collective, de masques et mascarades, et de représentations théâtrales.

En 1601, lorsqu’il fait jouer la Nuit des Rois, William Shakespeare a 37 ans. Sa réputation d’homme de théâtre à Londres est établie, ses créations imposent son nom et celui de sa troupe au sommet de la gloire dramatique. La Reine Elisabeth protège les artistes, défend l’existence des théâtres que les puritains combattent comme «école du pêché».

La Nuit des Rois a été jouée à la cour d’Elisabeth un soir de «douzième nuit», le 6 janvier 1601.

distribution

avec : Ana Abril, Sophie Mangin, Catherine Monin, Nicolas Geny, Pascal Billon, Djamel Adrar, Pascal Henry

Mise en scène Michèle Addala
Assistanat à la mise en scène Agnès Régolo

Lumières Stanislas Pierre
Décors Jean-Pierre Dutronc et Stanislas Pierre
Costumes Christian Burle

production

Cie Mises en Scène

Théâtre en Dracenie

Théâtre de Draguignan

galerie

 

 

AILLEURS

d’Henri Michaud Création 2000

 

Le point de départ est « Voyage en Grande Garabagne » : succession de textes courts, rapides de fragments d’histoires qui se suivent dans un rythme haletant, ainsi que quelques extraits de son théâtre. Ce sont des formes ouvertes, indifférentes à la bonne règle dramaturgique, peu ficelées mais hospitalières. D’un fragment à l’autre, les idées passent, les situations et les personnages aussi. Les acteurs sont les passeurs de la poésie de Michaux et des peuples décrits par l’auteur. Ils n’incarnent pas le voyageur en Grande Garabagne, c’est le spectateur qui est mis à cette place. Théâtre rapide, essai, fragments, éclats de théâtres et de musiques

Propos …
« L’auteur a vécu très souvent ailleurs. Ces pays ne lui ont pas toujours plu excessivement. Par endroits, il a failli s’y apprivoiser. Pas vraiment Les pays, on ne saurait assez s’en méfier. Il est revenu chez lui après chaque voyage. Il n’a pas une résistance indéfinie. Il traduit le Monde, celui qui voulait s’en échapper. Qui pourrait échapper ? Le vase est clos. Ces pays, on le constatera, sont en somme parfaitement naturels. Naturels comme les plantes, les insectes, naturels comme la faim. l’habitude, l’âge, l’usage, les usages, la présence de l’inconnu tout près du connu.
Derrière ce qui est, ce qui a failli être, ce qui tendait à être, menaçait d’être, et qui entre des millions de « possibles » commençait à être, mais n’a pu parfaire son installation … » H.M

distribution

Ana Abril, Françoise Baut, Pascal Billon, Farid Boughalem, Mourad Boublali, Nadjette Cheraga, Nicolas Geny, Pascal Henry, Delfine Huot, Sophie Mangin, Hassan Razak, Agnès Régolo, Laurent de Richemond
Musiciens Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier

Metteurs en scène Michèle Addala, Jérôme Rigaut
Musiques de Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier
Direction musicale Guigou Chenevier
Lumières Stanislas Pierre
Régie son Emmanuel Gillot
Réalisation scénographie Stanislas Pierre, Jean-Pierre Dutronc
Stagiaire Dorothée Sénéchal
Costumes Julia Brochier
Relations publiques Sandy Descoin, Claire Libbra
Administration Isabelle Boulaire, Claire Libbra, Delphine Michelangeli

production

Cie Mises en Scène

Avec le soutien de : Contrat de Ville d’Avignon, Préfecture de Vaucluse, F.A.S PACA, Conseil Régional PACA, Conseil Général de Vaucluse

 

presse

DON JUAN

de Molière ou «Le Festin sur le zinc»

Création 1999
« Dom Juan » est l’histoire d’un homme qui se fait voir et en fait voir.

Donc le public, c’est le décor.Un public attablé comme à la terrasse d’un grand hôtel ou d’un café. Une sorte de café littéraire où se succéderaient actions, discussions, dragues et bastons.
Un dispositif qui offre quelque chose d’à la fois souple et abrupt dans la conduite du récit, un rapport acteurs – spectateurs, électrique, « épidermique ».
Cet espace est ouvert et fini comme une île (dans le texte de Molière la Sicile) ; un lieu où se mêle l’intime et le collectif.
Un lieu concret dont on se sert pour suggérer autre chose que ce qu’il est en réalité. Tous les écarts sont permis pour créer un espace à l’image de l’histoire instable, en perpétuel devenir.

La Musique

Elle est rock’n’roll : dépense, danse, en écho à la fuite en avant de Dom Juan, son besoin d’intensité constamment à renouveler. Elle offre aux comédiens des sorties de route, des suspensions dans la fiction pour mieux la relancer.

 

Aussi fixée qu’elle soit par la tradition, Dom Juan est une pièce étrange et libre. C’est une intrigue violente, des personnages contradictoires, une structure ouverte qui ne permet aucune lecture unique. D’acte en acte, Molière varie l’allure, change de ton, modifie l’éclairage et creuse les interrogations. Rien arrondir de tout ça, au contraire, faire surgir les angles et le portrait non pas d’un seul héros mais de toute une société, travaillée par la morsure d’un manque. La nature de ce manque ? L’existence d’un au delà qui le comblerait ? Là n’est pas la question. La question est concrètement : Avec, comment on fait? En mordante compagnie, attablés dans un café propice à la drague, aux discussions et aux bastons mesurons cette affaire – de très près. Agnès REGOLO

distribution

Avec : Ana Abril, Pascal Billon, Nadjette Cheraga, Nicolas Gény, Pascal Henry

Mise en scène : Agnès Régolo
Direction artistique et assistanat à la mise en scène : Michèle Addala

Régie générale : Stanislas Pierre
Décors : Jean-Pierre Dutronc
Costumes : Sophie Mangin et Julia Brochier

 

production

Cie Mises en Scène

galerie

 

presse

« … allez-y, c’est simplement du théâtre à vous accrocher un sourire au bout de l’âme… Ils s’apprêtent à donner au mythe fondé par Molière, une vision des plus modernes : un Dom Juan, accoudé sur le zinc d’une rade propice à la drague, à la tchatche et aux bastons, sur fond de rock’n’roll qui imprimerait son rythme à un monde si difficile à faire danser. » R.D. / Midi Libre – 28 juin 2000

« … un spectacle absolument époustouflant, drôle, émouvant et très actuel… Il y a le talent, une envie de jouer énorme, un amour du public et une fraîcheur qui montrent tout l’excellent travail de cette troupe…C’est un théâtre que l’on aime parce qu’il touche au plus profond de vous puisque joué sans artifices, sans machinerie lourde… » Richard Frech / La Marseillaise – 13 mars 2000

« Agnès Régolo a bâti là une petite légende à garder au chaud, sous le cuir noir du perfecto… Ces moments de tensions et de ruptures, où les pulsions mènent une sarabande d’enfer superbement maîtrisée confèrent à ce mortrait d’une société taraudée par le manque, une attitude, des poses que l’on croyait oubliée. Comme au bon vieux temps du rock’n’roll. » René Diez / Midi Libre – le 13 mars 2000

« … On rit beaucoup, fort, du fond du coeur… Un spectacle fluide, modernisant un mythe, n’en conservant que l’essence. Intéressant, stimulant, à découvrir sans faute et à faire découvrir aux plus jeunes qui ne pourront faire autrement que de « savourer » Molière (sous la griffe d’Agnès Régolo). » Sonolet / Var-Matin – le 4 mars 2000

« Un espace clos, où la vie se précipite… Un déferlement d’émotions prises sur le vif, entraîné sur le rythme effréné du rock’n’roll. » Midi Libre – 6 mars 2000

« … c’est du théâtre courageux, engagé, militant même, populaire au sens noble du terme, du théâtre séduisant qui devrait conquérir des spectateurs en déshérence sans y perdre son âme, sa substance. » Alain Pécoult / Agora Pièces 2000

« … moment de bonheur garanti avec le spectacle de la Compagnie Mises en Scène… Beau décor astucieux et design où le public est installé comme dans un Grand Café autour d’une scène semi-centrale comme improvisée. » Fanz’yo – Avril 2000

« … un spectacle lumineux, généreux, nerveux… Assis à vos petites tables et buvant un verre sous les étoiles, ce n’est pas un mais cinq séducteurs qui vous entourent. » Danièle Carraz / La Provence – le 1er juillet 1999

« Une rigueur de jeu, un rythme rapide qui ne se relâche plus, présence forte du corps, improbable proximité, presqu’à se toucher, avec le public, une façon anguleuse de se mouvoir… Vont dès lors être les éléments marquants d’un « Dom Juan » en rupture avec les codes de représentation sur le mode traditionnel… Au point qu’on se demande si c’est de la même pièce qu’il s’agit, tellement cela se fait dans la fluidité et l’évidence. » Jean-ph Faure / Le Chant des Ocres – juillet 1999

UBU ROI

  Création 1997

Crimes, atrocités et trahisons.
Voici en raccourci une histoire vieille comme le monde, celle où la prise du
pouvoir se fait dans la violence, le meurtre et la terreur.
Voici en accéléré les folles aventures d’un couple diabolique – modernes Adam et Eve – à l’origine d’un joyeux et abominable chaos. Egoïstes enfantins et monstrueux, Père Ubu et Mère Ubu c’est nous. Leur histoire comme la nôtre charrie dictatures et carnages.
C’est à désespérer, Jarry nous fait marrer. Suivre cet Ubu là, c’est s’embarquer pour une sauvage épopée. Cette histoire est un voyage. Pour vous faire « traverser le miroir », guider vos pas, quatre sbires – gardiens zélés et imprévisibles – vont vous serrer de près.
Ce sont des passeurs. Ils dealent de l’imaginaire.
Bienvenue à Ubuspark.

L’œuvre d’Alfred Jarry, au comique grinçant, met en scène de façon insolite les traits humains les plus grotesques. Il est l’inventeur du terme de « ’Pataphysique », terme qui, forgé avec son apostrophe, apparaît dans Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, livre écrit en 1897-1898, et y est défini comme la « science des solutions imaginaires qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité ».

Jarry est l’un des inspirateurs des surréalistes et du théâtre de l’absurde.

source Wikipédia

distribution

Mourad BOUHLALI (Sbire), Brahim ELGHALMI (Sbire), Ana ABRIL (Mère UBU), Pascal BILLON (Père Ubu), Françoise BAUT (Reine / Tsarine), Stéphane LEONARD (Bordure), Farid BOUGHALEM (Bougrelas), Nicolas GENY (Roi / Tsar), Hassan RAZAK (Sbire), Cheick SALL (Sbire)

Metteur en scène Agnès REGOLO
Direction artistique Michèle ADDALA
Lumières Stanislas PIERRE
Chef des Sbires Brigitte FOGUO

 

 

production

Cie Mises en Scène

 

 

 

presse

 

 

CHRONIQUES DES FUNAMBULES

D’après « La misère du monde » sous la direction de Pierre Bourdieu Editions du Seuil et « Chambres » de Philippe Minyana Editions théâtrales Création 1995

 
Dans le cirque de la vie, il y a des funambules qui glissent sur le clair-obscur des jours, la perche de leurs bras nus dans le silence et la balance du cœur pour rester dignes. Il y a aussi des jongleurs de voitures, des lanceurs de mots, des augustes pas sereins, des acrobates de gouttière et des fauves lachés dans les cages d’escaliers. Des tours de réhabilitation et de la poudre de perlimpin-pon, des rires en rafales qui rebondissent sur les trempolines de bitume, des rodéos au bout du réservoir de la nuit et, au petit matin, le sang dans la sciure. Et toujours la grâce des corps, là haut, sur leur fil, comme pour se balancer.

 

Festival d’Avignon Prix tragi-comique du off
Istres
Festival Opening Night à Aix en Provence Prix spécial du jury
Toulouse
Casablanca (Maroc)
Théâtre des Halles Avignon


Mise en scène Michèle Addala

Assistance à la mise en scène Agnès Régolo

Scénographie, lumières gille Robic

Conception costumes et affiche Sabina Gruss

Création sonore josef Amerveil, Christian Philippon

avec Salah Addala, Françoise Baut, Pascal Billon, Farid Boughalem, Nadjette Cheraga, Fouad Dekkiche, Luciel Delanne, Ulysse Fellous, Brigitte Foglio, Stéphane Léonard, David Mazon, Carole Pelloux, Halim Rahmouni

Production
Cie Mises En Scène
en partenariat avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles PACA, la Caisse des Dépôts et Consignations, le Conseil Général de Vaucluse, le Conseil Régional PACA, le Fond d’Action Sociale PACA, la Ville d’Avignon

avec le soutien: de l’Agence Nationale Pour l’Emploi, du Groupe de Musique Expérimentale de Marseille, de l’Institut Supérieur des Techniques du Spectacle, de la Maison Pour Tous Champfleury, de l’Opéra d’Avignon, des Plâtres Lafarge, du Théâtre du Chêne Noir

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