LES VIEILLES FEMMES ET LA MER

 Poème de Yannis RITSOS Création 1990
   Sept vielles femmes, mères et grand-mères de marins sont assises sur le seuil de leurs maisons et parlent entre elles. Au moment du crépuscule, elles évoquent le souvenir de leurs hommes disparus, de leurs enfants et de la mer qui a rythmé leurs vies. L’heure est venue pour elles de la réconciliation. D’abord, elles insultent violemment la mer dévoreuse d’hommes et les hommes amoureux du voyage mais au fil du texte, elles prendront la mesure de toutes choses et finiront par rendre hommage au monde tel qu’il est.
   

 Nos veines sont des filets cassés, qui ne peuvent plus rien retenir. seules les rides tissent autour de nous des noeuds solides. nous enveloppent tout entières, ne nous relâchent plus. comme si nous-mêmes étions devenues poissons, maigres poissons, étroits, dont l’épine dorsale affleure à nos doigts, pique sans nous blésser, comme si nous n’étions plus qu’os, peau desséchée et dures écallles.
Yannis Ritsos
Les Vieilles femmes et la mer.

    distribution 

Lecture à cinq voix proposée par Michelle Addala, Marcelle Basso, Dominique Brau, Brigitte Foglio, Carole Pelloux, avec la participation de Halim Rahmouni

Assistante à la mise en scène Michèle Laforest

Musique d’introduction Stefano Fogher

Lecture photographique Sabrina Gruss, plasticienne

Régie Halim Rahmouni

 

   

   

    presse